Déploiement de la 5G en France

Le déploiement de la 5G est lancé en France et on peut s’attendre à voir arriver les premières offres de forfaits dans le courant de l’année. L’objectif que l’ARCEP a fixé aux opérateurs pour 2020 est d’équiper 5 à 10 villes. Probablement celles qui font actuellement l’objet de tests pour la 5G : Paris, Lille, Montpellier, Nantes, Marseille, Toulouse, Lyon et Bordeaux. Mais avec quels opérateurs, sur quelles fréquences et avec quels constructeurs ?

Qui sont les opérateurs qui vont offrir la 5G ?

L’appel à candidatures pour les opérateurs souhaitant se lancer dans la 5G est fermé depuis le 25 février. Orange, Free, Bouygues Telecom et SFR se sont portés candidats et comme ils disposent déjà de licences pour la 2G, 3G et 4G, ils devraient obtenir celle pour la 5G sans trop de difficultés.

L’ARCEP annoncera l’attribution de blocs de 50 MHz dans le courant du mois de mars et ouvrira une seconde phase de distribution de blocs de 10 MHz en avril. Chaque opérateur pourra se voir attribuer au maximum un cumul de 110 MHz.

Sur quelles fréquences fonctionnera la 5G ?

Une fois les opérateurs sélectionnés et les blocs de fréquences attribués, l’ARCEP devra ensuite attribuer les fréquences sur la bande 3,5 GHz.

La 5G nécessite beaucoup des bandes de fréquence très large (entre 50 et 100MHz par porteuse). La bande des 3,5GHz ne suffira probablement pas. C’est pour cette raison que d’autres bandes de fréquences sont déjà envisagées, comme la bande des 26GHZ par exemple. Compte tenu de la propagation à cette fréquence, les usages seront très ciblés et plutôt orientés objets communicants.

Quels constructeurs pour les bornes 5G ?

Les équipements pour la 5G doivent être compatibles avec ceux, existants, de la 4G, cela implique donc pour les opérateurs de travailler avec leurs partenaires historiques. Ces derniers doivent cependant être validés par l’Etat qui s’assurera que la sécurité des données soit respectée.

Les constructeurs d’équipements 5G sont Huawei, Nokia, et Ericsson principalement.

Quels sont les risques de travailler avec des constructeurs non Européens ?

Tout le monde a entendu parler de l’interdiction du constructeur chinois Huawei aux États-Unis, soupçonné d’espionnage et considéré trop proche du gouvernement de Pékin. Si la mise en place de cette homologation ne pose pas de problème pour Orange et Free qui travaillent avec les constructeurs européens Nokia (Finlande) et Ericsson (Suède), l’inquiétude pèse pour Bouygues et SFR qui sont déjà en partenariat avec Huawei pour la 4G.

Cependant, les risques sont faibles et contrôlés. Si un doute existe sur la présence de faille de sécurité sur les équipements Huawei, les réseaux de communications déployés par les opérateurs sont pourtant totalement maîtrisés. En effet, il y a plusieurs éléments constituant un réseau mobile et la meilleure façon d’empêcher les ‘fuites’ serait donc de ne pas concevoir des réseaux mobiles en full ‘Huawei’, soit du terminal mobile jusqu’à l’autre terminal mobile, en passant par le cœur de réseau. C’est ce que font les opérateurs Français, en morcelant les équipementiers dans la chaîne de communication.

Les craintes d’installer du Huawei ne sont donc pas forcément légitimes si l’on maîtrise l’architecture de nos réseaux Français.

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